3 films pour réveiller notre enfant sauvage
Et si l’on emmenait les enfants à la rencontre de leur part indomptée ? Dans un monde où la nature semble toujours plus lointaine, certains films rappellent qu’elle reste, pour les plus jeunes, un terrain d’apprentissage, de jeu et de survie. De l’animation japonaise aux forêts charentaises, des bayous de Louisiane aux mythes universels, trois œuvres racontent à leur manière l’évidence d’un lien entre l’enfant et le monde sauvage.
Les Enfants loups, Ame et Yuki
Mamoru Hosoda, maître de l’animation japonaise contemporaine, signe avec Les Enfants loups une fable aussi tendre que déchirante. Ame et Yuki, frère et sœur capables de se transformer en loup, grandissent à la campagne sous l’aile d’une mère humaine débordée mais aimante. Leur enfance est traversée par un dilemme : se fondre parmi les hommes ou écouter l’appel de la forêt. Hosoda filme ce tiraillement avec une justesse bouleversante, refusant toute réponse tranchée. La musique de Masakatsu Takagi, délicate et mélancolique, achève de transformer cette chronique familiale en méditation poétique sur nos doubles intérieurs l’animal et l’humain.
Frères
Changement de décor, mais même vertige. Avec Frères, Olivier Casas s’inspire d’une histoire vraie : celle de deux enfants contraints de survivre seuls dans une forêt charentaise. Sept ans de vie en cabane, de repas improvisés et d’hiver à apprivoiser. À l’écran, les séquences d’enfance alternent avec celles d’une vie adulte désenchantée, portée par Yvan Attal et Mathieu Kassovitz. Le film dit la beauté d’une immersion dans la nature, mais aussi la cruauté d’un abandon. La forêt y est à la fois refuge et cicatrice, paradis et perte irrémédiable. Comme si le mythe de l’enfant sauvage, derrière son romantisme, cachait toujours une fracture originelle.
Les Bêtes du Sud sauvage
Changement de décor, mais même vertige. Avec Frères, Olivier Casas s’inspire d’une histoire vraie : celle de deux enfants contraints de survivre seuls dans une forêt charentaise. Sept ans de vie en cabane, de repas improvisés et d’hiver à apprivoiser. À l’écran, les séquences d’enfance alternent avec celles d’une vie adulte désenchantée, portée par Yvan Attal et Mathieu Kassovitz. Le film dit la beauté d’une immersion dans la nature, mais aussi la cruauté d’un abandon. La forêt y est à la fois refuge et cicatrice, paradis et perte irrémédiable. Comme si le mythe de l’enfant sauvage, derrière son romantisme, cachait toujours une fracture originelle.
Qu’ils soient loups, survivants ou résistants aux tempêtes, ces enfants nous rappellent que grandir, c’est aussi apprendre à cohabiter avec l’inconnu. Et qu’il n’existe pas d’éducation sans nature seulement des enfances amputées.
Mots : Alizée Bauer
- Publié le :
- Tags : nature, films, enfant, recommandation
Partager :
à lire aussi

Le Festival de Cannes, sous Acide
La dernière séance hier à Cannes pour une montée de marche sous Acide….

D’art dare, Family Like ours, don’t look up!
Une série dystopique danoise mettant en scène des bourgeois, dans la peau de réfugiés climatiques.

A table ! L’auberge Sauvage
Un voyage immersif mettant en musique l’Art, l’Agriculture et la Nourriture

Arctic Bath le luxe givré en Suède
Un hotel qui flotte, un spa qui flatte nos corps, un bain de glace qui fait salon en pleine Laponie suédoise; De quoi satisfaire les bains de siège préconisés par la chanteuse Rika Zaraï et ragaillardir nos cœurs. Une expérience de bien être unique en son genre. Démarrer le rituel de la journée par une […]