Peut-on encore être optimiste ?

Victor Quilichini interroge, face caméra, ce qui nous reste d’élan pour continuer à se battre.

On lui pose souvent la question, alors cette fois il a pris le temps d’y répondre vraiment. Depuis le collège, il  embarque ses potes dans la bataille climatique. Il a choisi la vidéo pour porter des messages sensibles, loin des discours moralisateurs.
 
Après J’ai vu, un premier film vu par plus de 100 000 personnes, le réalisateur et activiste pour le vivant s’attaque cette fois à une question plus intime : comment continuer à espérer quand tout pousse à baisser les bras ? 
« Je ne sais pas si j’y arriverai, mais j’ai envie d’essayer. » Victor Quilichini
En 11 minutes, Victor se parle d’abord à lui-même avant de s’adresser à nous tous. Le film navigue entre ce qui donne envie de tout lâcher et ce qui pousse à continuer, entre lucidité face à l’urgence et refus de céder au fatalisme. Pour nommer cet entre-deux, il a trouvé une formule qui claque : enragement et engagement, deux mots qu’une seule lettre sépare, ou au contraire réunit.

Lui qui peut passer des heures à observer les oiseaux à la jumelle a depuis longtemps choisi son camp : celui de la vie à préserver. Peut-on encore être optimiste ? ne cherche pas à rassurer à tout prix, ni à céder à la sidération. Le film assume ses contradictions et en fait une force, un espace où la colère et la volonté d’agir peuvent enfin cohabiter sans s’annuler.

Dans la continuité de J’ai vu, Victor Quilichini confirme une écriture qui préfère la sincérité à la démonstration. En se filmant lui-même dans ses doutes, il rappelle que l’engagement, aussi, se construit dans l’incertitude.
 

Partager :

à lire aussi

Sorry, we couldn't find any posts. Please try a different search.

à lire aussi


Maroe-France Barrier
SOCIÉTÉ

Marie France Barrier : «Je vois les arbres comme nos maîtres à penser. »

Réalisatrice et fondatrice de l’association Des enfants et des arbres. Rencontre avec une fille perchée dans son milieu naturel et familial, la forêt.

SOCIÉTÉ

Le vent en poulpe

De monstre marin à modèle d’intelligence : science, art et écologie décryptent notre fascination pour cet animal fascinant.

ALIMENTATION

À Ibiza, les néo-paysans réinventent la campagne

Loin des plages et des soirées, une nouvelle génération quitte la ville pour cultiver la terre. À travers potagers bio, élevages respectueux et marchés locaux, ces néo-paysans tracent les contours d’une agriculture durable au cœur de l’île.

Retour en haut