Guide de nos 15 destinations (sans prendre l’avion)
Ci-gît un petit éloge de 15 chambres à louer, avec vue sur la mer, les monts en vert ou la campagne, ici et ailleurs, sans prendre l’avion… À vos marques ? Prêts migrez !
Bain de mer
Nusfjord. Pause polaire dans un fjord norvégien
Ancien village de pêcheurs classé au patrimoine, Nusfjord aligne ses rorbu (maisons traditionnelles) rénovées face aux eaux calmes des Lofoten. Bois brut, laine épaisse, sauna discret et restaurant local composent ce hameau hors du temps. Ici, tout se fait lentement, dans le pays où l’été, le soleil ne se couche (presque) jamais.
Y aller sans avion : train Paris–Oslo–Trondheim–Bodø (~2 jours), ferry Bodø–Moskenes (~3 h), puis bus local. Une traversée nordique en plusieurs temps. Nusfjord
Sérifos. Cyclade en clair-obscur
Île minérale aux plages isolées, Serifos se mérite. Peu d’adresses, peu d’ombre, mais une lumière tranchante, des criques sauvages, et le calme qui s’installe dès le débarcadère. L’écolodge Nature Serifos propose des studios aux lignes brutes, face à la mer. Au programme : baignade, figues fraîches, et couchers de soleil sans algorithme.
Y aller sans avion : train Paris–Milan–Ancône (~12 h), ferry pour Patras (~22 h), bus jusqu’au Pirée, ferry Serifos (~4 h). Environ 2 jours de voyage doux. Nature Serifos
Formentera. Lenteur à hauteur de sable
Plat comme un galet, Formentera invite à ralentir. Ici, pas de grandes routes ni de grands discours. On circule à vélo, on nage dans les eaux les plus claires d’Espagne, on sirote un café sur une terrasse en bois flotté. Dunas de Formentera, boutique-hôtel les pieds presque dans l’eau, joue la carte dune chic et cabanon. Le Cap Ferret, en mieux.
Y aller sans avion : TGV Paris–Barcelone (~6 h30), train/bus vers Dénia (~4 h), ferry Dénia–Formentera (~2 h). L’itinéraire parfait pour poser le rythme. Dunas de Formentera
La Butte. Escapade poétique dans le Finistère
Dominant la baie de Goulven, ce refuge familial à Plouider vous invite à déconnecter face à l’océan. 33 chambres modernes, dont 3 suites vues mer, mêlent tradition bretonne et élégance contemporaine. Le chef étoilé Nicolas Conraux, épaulé par Solène, revisite les trésors locaux : homard, algues, cochon de Plougastel, dans un cadre au charme épuré où la mer rythme chaque service. Un spa de 500 m², classé parmi les meilleurs, comprend piscine à débordement, sauna, hammam et cabines dédiées au bien-être, pour une parenthèse régénérante entre terre et mer.
Y aller sans avion : Paris Montparnasse → Landerneau (~3 h 45 min), puis voiture jusqu’à Plouider (18 km) La Butte
Vila Monte Farm House. Algarve, élégance boho au cœur de la nature
Cachette bucolique dans les terres de Moncarapacho, ce domaine de 55 chambres et suites décline un charme “finca” blanc, ponctué d’orangers et d’oliviers, dans un esprit bohème-méditerranéen. Côté assiette, deux tables : le décontracté À Terra et le plus raffiné Laranjal — célèbrent la cuisine de la ferme à la table, avec produits du potager et pêche locale (huitres, turbot) dans une atmosphère conviviale sous les oliviers. Tout cela à 20 minutes de Faro.
Y aller sans avion : Train Paris → Lisbonne (12–13h) / Lisbonne → Faro ( 2 h 50–3 h). Vila Monte Farm House
Parenthèse en cîmes majeures
Ferme de la Clarée. Vallée suspendue dans les Hautes-Alpes
Oubliez vos portables et n’en faites pas une montagne, direction la vallée de Névache, où s’étirent les prairies fleuries, les rivières glacées et les silences au cœur chaud ; le tout à peine troublé par lescloches des vaches. Ancienne ferme d’alpage devenue maison d’hôtes, ce lieu propose quatre chambres sans luxe inutile, une cuisine maison et des paniers pour partir marcher le nez en l’air.
Y aller sans avion : TGV Paris–Briançon (~5 h30), puis navette ou taxi. Simple comme un aller-retour à la montagne. Ferme de la Clarée
Tinhela 610. Nord du Portugal, version radicale
Perché entre vignes et forêts, ce refuge rural mise sur l’épure. Intérieurs en béton lisse, meubles en bois brut, cuisine tirée du jardin : rien ne déborde, tout respire. Un sanctuaire sauvage, avec vues ouvertes sur les collines de Trás-os-Montes, pour inspirer le vivant et respirer la nature environnante. Des immersions holistiques : sauna, bain d’eau froide, jeûne, sommeil profond, mouvement libre, programme de detox digital, avec pour unique mantra “leave no trace”.
Y aller sans avion : train Paris–Madrid–Porto (~14 h), puis train Vila Real + voiture ou taxi local. Idéal pour se faire oublier. Tinhela 610
Bregenzerwald. Chalet autrichien, version design
Dans la vallée du Vorarlberg, l’Hôtel Hirschen réinvente la pension de montagne. Vieux bois, mobilier contemporain, cuisine locale et bibliothèque à disposition. À l’extérieur : forêts épaisses, alpages et sentiers balisés. Une retraite douce à quelques heures de train, avec au menu, une étoile verte en vue. Miam !
Y aller sans avion : train Paris–Zurich (~4 h), train Zurich–Bregenz (~1 h30), bus local. Moins de 7 h, tout compris. Bregenzewald
Le Bois Basalte. Cabane, nature et basalte
Perché à 900 m d’altitude, Le Bois Basalte propose des séjours en cabanes éco-construites, offrant des vues imprenables sur les Puys et le Sancy. Ces cabanes, pouvant accueillir de 2 à 4 personnes, sont conçues pour se fondre harmonieusement dans le paysage naturel environnant. Les visiteurs peuvent profiter d’un sauna et d’un bain norvégien pour agrémenter leur séjour.
Y aller sans avion : Paris → Clermont-Ferrand (~3 h 30 TGV), puis louer un véhicule jusqu’à Manzat (30 km). Le bois Basalte
Auberge du Mouton. Goûter le Jura
Au cœur de Porrentruy, cette auberge tricentenaire mêle vieilles pierres et design contemporain. On y dort sous poutres d’époque, on y dîne une cuisine de saison fine et locale : truite du coin, absinthe et vins nature à la carte. Douceur de vivre, charme discret et terroir jurassien à chaque étage.
Y aller sans avion : Paris Gare de Lyon → Belfort/Montbéliard TGV/Lyria → correspondance pour Porrentruy. Auberge du Mouton
Partie de campagne
Domaine du Castellas. Luberon à l’état brut
À l’intérieur de cette ferme massive tout de pierre vêtue, se cachent 11 suites, au blanc maculé, au plancher en bois ébène ou blond, offrant l’intimité de scènes de vie des chèvres de Mr Seguin, de la vallée ou de la piscine, où chacun renoue avec le temps.
Y aller sans avion : TGV Paris–Avignon (~2 h40), TER jusqu’à Apt (~1 h), puis taxi jusqu’à Sivergues (~20 min). Domaine du Castellas
Saorsa 1875. Highlands version slow & vegan
À Kingussie, au cœur des montagnes écossaises, ce manoir victorien transformé en hôtel végétal accueille voyageurs à la recherche de calme et de thé noir. Déco feutrée, assiettes sans produits animaux, cheminées allumées en continu. Idéal pour lire longuement, ou ne rien faire du tout et s’écrier “oh la vache, this is the F…..g place to be.”
Y aller sans avion : Eurostar Paris–Londres (~2 h30), train Londres–Édimbourg (~4 h30), train vers Kingussie (~3 h). Traversée douce entre whisky et mousse. Saorsa 1875
Eumélia. Vie rurale au sud du Péloponnèse
Ferme biodynamique nichée dans une oliveraie, Eumélia cultive la simplicité. Maisons blanches, pain fait maison, récolte d’herbes aromatiques et repas partagés sous les étoiles. Le tout loin de la côte, des foules et du bruit, car c’est bien connu, l’enfer c’est les autres.
Y aller sans avion : train Paris–Milan–Ancône (~12 h), ferry pour Patras (~22 h), puis voiture jusqu’à Gythio (~2 h). L’itinéraire vaut le détour. Eumelia
La cabane dans la forêt. Le refuge du maraîcher
Le refuge du maraîcher est situé sur une parcelle de fruits rouges et légumes biologiques et fait directement face à la forêt de Compiègne. La petite cabane aux airs nordiques vous attend avec son balcon suspendu sur la nature. À vous la cueillette de fruits et légumes sur la ferme, le bain nordique à la belle étoile et la nuit dans le calme absolu. Vous l’aurez bien mérité.
Compiègne TER, puis bus ligne 664 jusqu’à Mareuil‑la‑Motte. Le refuge du maraîcher
THE PIG Hotels. l’escapade qui a du goût
Nichés dans les plus belles campagnes anglaises, les PIG Hotels cultivent un art de vivre rustique et raffiné. Ces “restaurants avec chambres” mêlent charme des vieilles pierres, déco soignée et cuisine ultra-locale : chaque assiette est pensée selon le principe du “25 mile menu”, avec produits du potager maison ou sourcés chez les voisins. On y dort sous poutres anciennes, on dîne sous serre, et on décroche (presque) du Wi-Fi pour mieux savourer la campagne.
Y aller sans avion : Paris Gare du Nord → Londres (Eurostar, ~2 h 20 min), puis correspondance nationale. The Pig Hotel
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- Tags : échappée, adresses, Europe
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